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Si l'on en croît des derniers travaux des psycholinguistes, le foetus déjà serait sensible à la voix de sa mère qu'il différencierait de celle d'un étranger. Dés sa naissance, le bébé reconnaîtrait l'intonation, l'accent tonique, la scansion, alternance entre voyelles longues et voyelles brèves, le rythme particuliers de la voix de sa mère.
Aux premiers babils du bébé, la maman répond
par des jeux sonores, mi-chantés, mi-parlé. Les mots maternels sont là pour rassurer, encourager, nommer les peurs de l'enfant, lui
permettre d'entrer dans le monde.
Puis il y a les mimiques
du visage et de la gestuelle qui viennent appuyer la communication. Le corps de la mère, sa main et celle de l'enfant constituent dés lors la première scène des
jeux verbaux.
Lien entre le monde, la mère et l'enfant, nous viennent des temps anciens les berceuses, les enfantines, les comptines et jeux verbaux transmis de générations en générations.
Pourquoi raconter aux tout-petits?
- parce qu'ils sont sensibles à la musique des mots,
- parce qu'ils sont sensibles à l'autre, l'enfant près de lui ou l'artiste qui s'adresse à
lui,
- pour semer des graines de peut-être...
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